
La table
Rien qui vienne de loin
Ce qui arrive dans l’assiette a fait au plus une heure de route, et le plus souvent deux cents mètres. Le reste du travail se fait à la main, parce qu’on n’a pas de brigade.

Le potager
Trente mètres de rang
Le carré derrière la grange donne de juillet à octobre. Ce qu’il ne donne pas, on ne le sert pas : c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de carte.

Le garde-manger
Le reste de l’année tient dans la cave
Deux cents bocaux montés entre août et octobre. C’est ce qui permet de servir des légumes en février sans aller les chercher à l’autre bout du monde.

Le pain
Levain, farine du moulin d’en bas, et du temps
Trois miches par service, façonnées la veille au soir et enfournées le matin dans le four encore chaud de la veille.

Le service
Des assiettes qui ne vont pas ensemble
Elles viennent d’un atelier à deux vallées d’ici. Aucune n’est identique à sa voisine — on a arrêté d’essayer d’en faire un service.