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La Ferrandelle
Deux mains qui pétrissent une pâte à pain sur une planche de bois farinée.
La table

Rien qui vienne de loin

Ce qui arrive dans l’assiette a fait au plus une heure de route, et le plus souvent deux cents mètres. Le reste du travail se fait à la main, parce qu’on n’a pas de brigade.

Un cageot de bois posé à même la terre du potager, rempli de tomates, de poivrons et d’aubergines fraîchement cueillis.
Le potager

Trente mètres de rang

Le carré derrière la grange donne de juillet à octobre. Ce qu’il ne donne pas, on ne le sert pas : c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de carte.

Une cave voûtée en pierre sèche dont les planches portent des rangées de bocaux de conserves.
Le garde-manger

Le reste de l’année tient dans la cave

Deux cents bocaux montés entre août et octobre. C’est ce qui permet de servir des légumes en février sans aller les chercher à l’autre bout du monde.

Une miche de pain au levain à la croûte fendue, posée sur un plan sombre saupoudré de farine.
Le pain

Levain, farine du moulin d’en bas, et du temps

Trois miches par service, façonnées la veille au soir et enfournées le matin dans le four encore chaud de la veille.

Une pile d’assiettes de grès tournées à la main, aux bords irréguliers, rangées dans une niche de bois.
Le service

Des assiettes qui ne vont pas ensemble

Elles viennent d’un atelier à deux vallées d’ici. Aucune n’est identique à sa voisine — on a arrêté d’essayer d’en faire un service.