Coteaux de la Vaudrie · 1911
Cinq générationssur un même coteau
Quatre hectares en terrasses, taillés dans le schiste, travaillés à la main là où la pente refuse le tracteur. Rien d’autre à raconter que le temps qu’il a fallu.
Le coteau
Ce qui tient dans quatre hectares

Le fil
Sept dates, un seul coteau
Le domaine n’a jamais changé de mains. Ce qui suit tient dans un carnet de cave, tenu sans interruption depuis le premier rang planté.
1911
Le premier rang
Aubin Vaudrieux plante deux mille pieds sur la terrasse haute, celle que personne ne voulait travailler. La pente y est trop raide pour le cheval : tout se fait à la main, et rien n'a changé depuis.
1947
L'année sans pluie
Trente-huit jours de sécheresse. La récolte tombe de moitié, mais les grappes restées sur pied donnent le vin le plus dense jamais mis en cave. Deux bouteilles dorment encore derrière la grille.
1968
La cave enterrée
Marthe Vaudrieux creuse sous le coteau pour gagner huit degrés constants. Les foudres de chêne y descendent par une trappe encore visible dans la cour.
1983
Le retour au cheval
Le tracteur tassait la terrasse basse. On revient au labour attelé sur les trois parcelles hautes ; les racines redescendent, le vin regagne en tension.
1996
Parcelle par parcelle
Fin des assemblages de commodité. Chaque terrasse est vendangée, pressée et élevée séparément. Quatre vins naissent là où il n'y en avait qu'un.
2011
Cent ans de coteau
Le centenaire se fête sans étiquette spéciale. La seule marque de l'année : un mur de pierre sèche rebâti sur cent vingt mètres, à l'identique.
2024
La cinquième génération
Camille Vaudrieux reprend les quatre hectares. Premier geste : arrêter d'irriguer la terrasse basse, pour voir ce que la vigne sait faire seule.
Les cuvées
Une par terrasse

La cave se visite
Du mardi au samedi, sur rendez-vous. Une heure, quatre verres, et la trappe de 1968 qu’on ouvre encore à la main.
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